Partie 1 : Ko Phi Phi : un paradis pour certains…

N’ayant visité qu’une petite (mais oh combien intéressante) partie de la Thaïlande, Marion et moi avons décidé de partir découvrir deux des régions les plus connues de ce beau pays et qui témoignent de la diversité de ses paysages : le sud et ses îles paradisiaques avec un passage de 3 jours à Ko Phi Phi et le nord avec une visite de 4 jours dans la « Rose du Nord » : Chiang Mai.

Partie 1 : Ko Phi Phi

Notre séjour a démarré par un bref passage à Phuket Ville, ville principale de l’île Phuket, Phuket Ville (3)située au sud-ouest de la Thaïlande. Nous n’y sommes restés que très peu de temps mais suffisamment pour pouvoir apprécier la beauté des vieux quartiers où on prend plaisir à déambuler le long des maisons sino-portugaises, mélange culturel plutôt réussi donnant de superbes façades colorées.

Mais notre destination principale était Ko Phi Phi, nom générique donné aux deux îles situées à quelques heures en bateau de Phuket Ville. Mondialement connues pour ses plages paradisiaques (dont l’une servie pour le film La Plage, c’est dire…), ses spots de plongée, sa vie nocturne délurée et plus récemment pour avoir été littéralement balayée par le tsunami de 2004. Plus aucune trace de ce jour noir ne subsiste si ce n’est quelques panneaux indiquant ci et là le chemin à suivre vers les hauteurs en cas de tsunami.

En prenant le premier ferry pour Ko Phi Phi, j’ai d’abord pensé que nous n’avions pas de chances concernant la météo. En prenant le long tail boat – bateau long caractéristique de la Thaïlande – qui devait nous mener depuis le port principal de l’île jusqu’à notre bangalow situé sur une plage plus lointaine mais toujours sur l’île principale, je me suis alors dit que la fin du monde n’était pas pour le 21/12/12 mais bien pour le 30/12/12.

Un crachin breton permanent, des embruns sournois projetés dans le bateau, la promesse d’un soleil qui vient par moment percer les nuages mais qui en reste l’otage, le poil frémissant face aux gifles du vent, serait-ce les Glénan que l’on aperçoit au loin ? Vous l’aurez compris, notre arrivée fut assez loin de ce que nous imaginions. Des accalmies de quelques heures nous ont quand même permis d’apprécier la fameuse eau cristalline locale durant les deux premiers jours. Le troisième jour nous permis enfin de profiter dans des conditions presque optimales des lieux. Mais la mer restant capricieuse, nous n’avons pu faire aucune sortie plongée et que très peu de snorkelling. Compte tenu du nombre réduit des activités sur une île où il n’existe pas de routes et où il n’y a donc presque rien à faire, vous imaginez mon désarroi…

Nous avons tout de même pu nous occuper à notre arrivée par une virée sur le point culminant de l’île principale Ko Phi Phi Don (la seule habitée), bien guidés par les dizaines de singes croisés sur le chemin. La superbe vue nous a alors permis de nous rendre compte de la géographie de l’île et du carnage qu’a été le tsunami, tant la ville, coincée entre deux collines, se prête au balayage marin.

View Point (2)

Le second jour, nous sommes partis à la visite de Ko Phi Phi Ley, l’île voisine. Après quelques arrêts sans grand intérêt, nous nous sommes arrêtés dans un bassin d’eau turquoise protégé par de grandes arrêtes verdâtres plongeant dans la mer, puis sur la The Beach (4)fameuse Plage. Le lieu est beau, c’est certain. Mais la vue des dizaines de bateau à moteur gâche véritablement le plaisir. Ici tout a été fait pour favoriser le tourisme de masse. L’espace dérisoire délimité par des bouées permet de parquer les baigneurs et le reste de la plage sert de parking pour les bateaux. Cela étant dit, si ce lieu et ce paysage plaira à certains, une fois passé le stade du « c’est beau », on sent l’ennui monter peu à peu…

Comme nous ne pouvions profiter des richesses subaquatiques des lieux, nous avons décidé de marcher un peu dans la ville principale pour notre dernière journée. Nous n’avions que la matinée devant nous, aussi nous n’avons pas croisé la horde de touristes attendue. Sans doute étaient-ils avachis dans les bras de Morphée (pas la divinité, la « happy » masseuse du coin).

Nous nous sommes alors promenés jusqu’à la baie de Ton Sai, une magnifique plage de sable blanc, embrassant une eau cristalline. Nous avons pu faire les fameuses photos « cartes postales » que tout bon touriste se doit de faire à Ko Phi Phi. Mais peut-être Ko Phi Phi n’est-elle que cela au final : une magnifique et jolie carte postale. Suffisant pour certains, limité pour d’autres…
Peut-être les touristes venus vomir comme gargouille pendant l’orage sur les plages thaïlandaises sont-ils des Curieux, aigris de leur inactivité… après tout, 3 jours de plus et j’aurais moi aussi succombé à la tentation de l’alcool.

Baie de Ton Sai (1)

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4 commentaires pour Partie 1 : Ko Phi Phi : un paradis pour certains…

  1. philippe gomez dit :

    BONNE ANNEE 2013 A VOUS DEUX GROS BISOUX DE BRUXELLES .

  2. brigittesinan dit :

    Bravo pour ta prose Guillaume; beau style, belle plume!
    Bonne année à tous les deux!

  3. blog dit :

    I’ve read some just right stuff here. Certainly value bookmarking for revisiting. I surprise how a lot attempt you set to create this kind of magnificent informative site.

  4. Ping : Partie 2 : A la découverte du Nord de la Thaïlande | Good Morning Saigon!

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